Interlude léger en Ut mineur
Pendant ce temps-là en Germanie:
Sur un coup de folie je me suis fait couper 20cm des 30cm raides et ennuyeux à mourir que j’avais sur la tête depuis trop longtemps et ça fait du bien.
ça doit être dans l’air, en ce moment je me débarrasse de tas de choses inutiles. J’aime ce sentiment de faire du vide et de ne garder que l’essentiel, de ne pas avoir des tas de choses ‘mortes’ ou dont on ne connait même plus l’existence.
Il fait beau, ok quand il ne fait pas nuit. De nouvelles virées photos s’annoncent et ce sentiment de printemps en automne réchauffe autant que le vin chaud des marchés de Noël que je ne veux plus pas visiter.
Ce soir c’est ciné et salsa.
Et entre temps je lis ça:
Ce qui,notamment, raccourcit profondément les allées et venues en transports publics et transforme tout autre moment quelconque en une échappée curieuse, dramatique et intrigante.
Que demande le peuple?
Perso, moi, rien.
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Ce dimanche
de Novembre, donc, au temps clément bon il ne pleuvait pas disons et étonnement doux, je suis allée me promener dans un quartier où je vais rarement: Prenzlauer Berg.
Bon, il se lit des tas de choses sur ce quartier et au fond il suffit à chacun de se pencher un peu sur le sujet. Mais je fais un effort : En gros, P’Berg pour les intimes, c’est donc le quartier ex-alternatif sur lequel beaucoup de jeunes se sont jetés après la chute du mur. Squats, artistes et consorts s’en donnaient donc à coeur joie et la vie était belle et rock n’ roll. 20 ans après, les rénovations à tire-larigot* (minute culturelle en bas du post) karcherisent l’authenticité des rues, les lounges trendy fleurissent et se reproduisent autant que les jeunes couples qui vieillissent doucement mais sûrement - le quartier est sensé avoir le taux de natalité le plus élevé d’Europe – un Ben & Jerry s’est frayé un chemin sur l’une des rues les plus convoitées, il ne manque plus qu’un starbucks à côté, ce qui bizarrement, semble tarder. Les gens s’uniformisent, la boboïsation est en route et les gros 4×4 de ville me demandez pas comment on les nomme, je n’ai pas de voiture, n’en veux pas et n’y connait rien très utiles à Berlin, ville plate devant l’éternel, envahissent peu à peu le bord des rues. Ceci dit, ils commencent aussi à brûler de temps en temps, preuve de l’exaspération ressentie face à la métamorphose d’un quartier par certains qui entament une sorte de révolution pour faire fuir les responsables, ainsi trop facilement identifiables et franchement, ce n’est pas une mauvaise idée…
J’essaye de prendre le temps le plus souvent possible pour partir photographier et collectionner des impressions de la ville, quelles qu’elles soient, où que ce soit. J’aime flâner à la recherche de détails, de couleurs, de scènes de vies ici et là, autour de chez moi et un peu plus loin. Ce dimanche donc, ce fut le tour de ce quartier, qui malgré tout, au détour de certains cafés, certaines rues et aussi, du fameux marché aux puces institution allemande! du Mauerpark, le dimanche, conserve quelque chose d’intéressant, de touchant et d’agréable, de Berlin finalement. J’aime cette ambiance, ces gens qui sont à mille milles du chic et bling bling que l’on peut trouver ailleurs, la simplicité, les différences, les gens qui chinent, un vin chaud ou une bierre à la main pour ne pas oublier qu’on est en Allemagne…
Dimanche, le temps était doux. Mais il n’était pas le seul. Il y avait quelque chose dans l’air de bienfaisant. De ces ambiances inexplicables qui font que l’on se sent bien, exactement où l’on est, dans la ville, dans la vie. Ces moments qui me rappellent que je vit théoriquement “à l’étranger” alors que tout semble naturel et simple, si bien que cet étranger est bel et bien devenu “chez moi” et que je me délecte de ses petits bonheurs.
* Née dès la fin du XVe siècle de l’association du verbe “tirer” (sortir un liquide de son contenant), et du nom “larigot”, sorte de petite flûte, cette expression était à l’époque principalement associée au verbe “boire”. “Boire à tire larigot” était donc pour les buveurs une incitation à faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l’instrument.
PSsst > Marché au puces de Mauerpark > bernauer straße 63-64, 13355 Berlin
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Tags: Ailleurs, automne, étranger, Berlin, bien-être, bobos, chute du mur, dimanche, flâner, marché aux puces, Mauerpark, photographie, Prenzlauer Berg, promenade, simplicité, squats, starbucks, ville, vin chaud, zen
Il y a…
un endroit étrange à Berlin plus d’un même, je vous l’accorde mais ceci est un autre propos.
Une station de métro tout le temps bondée, peuplée d’un mélange d’humains diverses composé principalement de touristes et de chômeurs.
Bizarre vous me dites…oui et non, à la sortie tu choisis enfin presque… direction l’ancien point de contrôle entre Est et Ouest, nom de code Check point Charlie, qui évoque aujourd’hui plutôt Disney Land avec sa baraque en bois et un ou deux pinguins probablement sous payés habillés en soldats pour se faire photographier et/ou distribuer des tampons “comme avant” sans oublier l’infini défilé des gens qui se font photographier sous le panneau historique…

de l’autre côté de la rue, c’est plutôt direction notre amie ou pas l’ANPE locale. Arbeitsamt pour les intimes allemands et germanophones en l’occurence
Moins fun, ça c’est sûr.
Il est donc assez simple, fondu dans la foule, de dissocier les touristes, bruyants, curieux, le pas léger, qui cherchent à communier avec l’histoire où faire les malins et se prendre un starbucks au chaud après de ceux qui, silencieux, regardent le sol et se dirigent vers le temple gris du non emploi. Ce mélange me saute toujours aux yeux et donne une ambiance assez encore plus grise à l’endroit…
Inutile de préciser, vivant depuis près de 5ans à Berlin, vers quelle institution je me dirigeais…
Enfin, toutes les bonnes choses ont une fin, il ne me reste plus que quelques petites choses à règler dans ce coin là notamment me mettre à oilp devant l’état allemand, champion du monde en paperasse administrative avant de reprendre le chemin du travail et donner un vrai sens à mon virage à 90° niveau parcours professionnel.
Quoi qu’il en soit, non, rien de rien, je ne regrette RIEN!
Pour ceux que ça intéresse, si vous en veniez à vous balader par là*, je vous conseille de prévoir, oh 10 minutes dans le coin, si vraiment vous voulez voir cet endroit. Sachez que sinon, il n’y a là pas grand chose, à part beaucoup de gens qui piétinent et un musée du mur overrated…
* Métro U6 Kochstrasse > Friedrichstraße 43-45 10969 Berlin-Kreuzberg
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Tags: chômage, administration, boulot, travail, métro, job, Berlin, check point Charlie, touristes, tourisme, chômeurs, ANPE, pôle emploi, Arbeitsamt, Est Ouest, disney Land, histoire, chute du mur, american sector, alliés, secteur américain, starbucks, paperasse, musée du mur, Kreuzberg
vamos a bailar
Je suis tombée dedans il y a…7 ans? je ne sais même plus exactement…
En suivant nonchalamment j’excelle en la matière des amis d’amis pour me retrouver dans une sorte de bar bondé étriqué et inconnu, dans lequel il semble pleuvoir car la condensation vous retombe sur la tête à force de ne plus pouvoir se retenir au plafond. C’était étrange, et plein, et étrangement vivant.
Puis on m’a invité à danser. Au début je n’ai même pas vraiment compris “euh danser ? oui toujours! …mais quoi? comment au fait?”
Et puis j’y suis retournée et retournée, et retournée encore avec des ami(e)s avec des curieux et tous ceux qui avaient de bonnes ou mauvaises raisons…
Et j’ai dansé, dansé encore.
Cela fait donc quelque chose comme 7 ans, peut-être même 8.
Passée par des périodes intenses ou pas, plusieurs fois par semaine, en France, à l’étranger, j’y retourne encore, où que ce soit, naturellement même si un peu moins qu’avant…
C’est un microcosme étrange avec une bonne dose de kitsch faut avouer, parfois bizarrement élitiste la guerre des styles et du on1 ou on 2 pour les intimes ( attention migraine), c’est quelque chose , mais au bout du compte toujours meltingpoté comme il faut avec des morceaux de vrais gens différents, de bonne musique et de bonheur simple et garanti dedans.
Quand on a trouvé les clés juste là, entre les rythmes et les gens passionés, drôles et simples, il suffit de se pointer quand il y a de la lumière. C’est tout.
Bon, comme presque chacun sait: Berlin, c’est grand. C’est même très grand. L’hiver est gris, très gris oui mais bon c’est pas forcément mieux ailleurs! et on a vite fait de ruminer chez soi et abandonner toute idée de sortir, sans même compter danser alors que dans la plupart des clubs tout n’est que Sol, baila y fiesta et qu’on ferait plutôt mieux d’aller rire et bouger son culo.
Voici un petit récapitulatif personnel pour les berliners et les touristos:
Les mardis du Grüner Salon (qui a enfin ouvert ses portes à nouveau après des mois de rénovation de la fameuse Volksbühne, yihaaaa)
Les jeudis et dimanches du Soda, Kulturbrauerei
Les mecredi au Havanna bon d’accord ils n’ont pas fait fort dans l’original pour le nom mais que voulez-vous surtout à proscrire le week-end si vous aimer seulement danser.
Les week-ends au misalsa malheureusement un peu trop loin de chez moi..
Pour d’autres infos, il y a CLIC !
Billet non sponsorisé par le comité international de la salsa – quelle honte
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