On ne va pas le répéter 100 fois, je n’ai plus la télé, par choix. A bas les émissions à 2 centimes d’euros, l’aliénation des cerveaux par la publicité et tout le reste. C’est bien beau tout ça. Si, si, c’est assez top même.
Je ne dis pas que je ne regarde absolument rien, non. Mais j’ai trouvé que regarder ‘activement’ certaines émissions via le oueb lorsqu’on en a envie et avec beaucoup moins de pub était bien plus sain et intelligent que de bloquer devant la lucarne de 36cm c’est vous dire si j’étais à la pointe - sans compter que les écrans plasmas affreux et envahissants ne passeront pas par moi…voilà.
Cependant, le Berlinois qui vit sous mon toit, qui, si vous suivez, est fan de 3D, mais aussi musicien ça je ne l’avais pas encore dit c’est vrai à un faible pour…dois-je vraiment avouer…La nouvelle Star soit DSDS pour les intimes en allemand. Autant vous dire que je ne l’ai su qu’une fois avoir emménagé sous le même toit et j’ai eu bien du mal à le croire d’ailleurs.
Le Berlinois peut être fourbe, notez.
Alors: Je n’avais jamais vu cette émission en France. Je me suis rendu compte de son existence en pays Germain, et je n’y avais pas plus pensé que ça.
En ce janvier 2010, DSDS – Deutschland Sucht Den Superstar - entame sa 7ème saison sur la chapeaux de roues – même Spiegel s’en mêle avec un plus ou moins faux débat- et mon Berlinois est au poste devant le PC quoi.
Comme souvent avec ce genre d’émission, on se prend contre toute attente et malgré tout vite au jeu. J’ai même poussé le vice à regarder le site de l’émission homologue en France et écouter les apprentis chanteurs de la dernière saison dans le but unique de m’adonner à une petite comparaison hautement culturelle bien sûr. Je ne sais pas si mon cœur balance côté patriotisme pas que j’en ai un, mais bon Allemand ou si c’est simplement la réalité, mais j’ai sincèrement pensé que les graines de stars françaises chantaient plutôt comme des pieds en comparaison des allemands…à suivre ou pas.
Tout ça pour vous dire qu’on s’en fiche un peu c’est vrai mais je souhaitais entamer une petite présentation des "Promis" Allemands comme l’explique Caroline. Comme presque chacun sait, les émissions de ce genre, comme bien d’autres, ne sont que des répliques multiples d’un concept de base vendu à prix d’or et distillés dans chaque pays, à la même sauce. C’est donc dans un souci de partage de culture confiture que je vous présente, sous vos yeux ébahis, Madame et Messieurs les jurés de La Nouvelle Star made in Deutschland:
Ainsi que les finalistes de la saison dernière, allez soyons fous:
(…)
Le Berlinois, me voyant écrire, s’immisce et tient absolument à faire passer un message, je cite:
"et surtout dit bien que die Hamburger Schule - pseudo mouvement pop -c’est vraiment de la merde et que Tocotronic j’ai interdiction de les linker alors cherchez vous même n’est PAS un groupe Berlinois mais Hambourgeois à la fin…!"
Et le rapport avec la choucroute?! Ça n’a pas grand chose à voir, non, mais on va pas le contrarier hein…
En plus ça me donne une idée de nouvelle catégorie tout ça… Quitte à se servir d’avoir un vrai le seul? Berlinois à la maison, autant que cela serve à la cause interculturelle et à donner des infos d’un point de vue autochtone
PSsst:
Voici pour les vrais noms de ces ‘célébrités’ d’outre Rhin:
1 – Dieter Bohlen – dit aussi ‘Pop Tytan", le pape de la musique commerciale à fond et ancien membre du groupe 80′ Modern Talking, qu’on ne veut surtout, surtout plus entendre…notamment "You’re my heart, you’re my soul, hey hey"…
2- Nina Eichinger - Fille de papa producteur de cinéma, qui a atterri là il semble un peu par hasard je pense…
3 – Volker Neumüller - Producteur de musique
4 -Sarah Kreuz - jeune fille qui chante très bien mais qui n’a pas su être la chouchoute du public
5 – Daniel Schumacher - jeune garçon talentueux, qui va finir commencer par être obligé de chanter la soupe à Dieter pour gagner des gros sous et être oublié un an après comme il se doit.









Ironie du sort
30 novHier soir, j’ai laissé un commentaire chez Mrs Clooney en évoquant Renaud.
Oui oui, ce chanteur d’une autre époque qui approche la soixantaine dangereusement.
Je l’ai évoqué, un peu nostalgique il faut dire, en expliquant qu’écouter ses vieilles chansons, encore aujourd’hui – même si bien moins souvent qu’à 13 ans, quand je chantais à tue tête ce langage chartier dixit ma mère qui ignoraient la porte fermée de la chambre de mes frères qui l’écoutait à fond les ballons – m’apaise oui, c’est bizarre j’en conviens. Cela me donne l’impression d’être toujours moi, en fait. Comprenne qui peut…
Après avoir laissé ce commentaire, je me suis dit que j’aimerais poster les paroles d’hexagone, qui après vérification, date de 1975 pinaise, car quelque chose me disait que cette chanson énervée ne devait pas avoir trop mal vieilli. Je ne pensais pas être autant dans le vrai.
En me perdant un peu sur les ondes de l’internet mondial à son sujet, je m’aperçois qu’il est passé sur les tubes cathodiques français oui je suis en mode obsolète ET je déteste ces énormes écrans plats immondes qui inondent les foyers il y a quelques jours, donc je me pointe à la porte de canalplus.fr et PAF.
Bon, ce n’était pas un secret, sacré coup de vieux, voix claquée en même temps il a jamais vraiment eu de voix boboïsé etc…
Le temps passe, comment ça j’ai pas inventé l’eau chaude sur ce coup là?.
Le temps passe, oui, il n’est plus vraiment le même, ni même ses chansons, "arrêter la clope" ou "Ma blonde" n’étaient vraiment pas de bonne augure, et si ce n’était que ça…
MAIS
Il m’a touché, depuis on va arrondir à 17 ans, depuis la préadolescence et jusqu’à ce jour. Les bons vieux albums m’ont fidèlement accompagnés au fond du sac à dos dans les quelques pays où j’ai vécu, comme unique objet toujours présent, là à côté du petit album photo des proches & Co. Il a été ainsi mon compagnon de voyage, un repère plein d’humour ou de sérieux, malgré sa voix pourrie et sa musique…@$&%…, où que je sois. Parce que j’ai aimé ses textes, sa sensibilité et son côté définitivement humain.
Alors pour le plaisir, pour la nostalgie, pour énerver ceux qui le detestent, pour rire ou pleurer d’ailleurs, un petit extrait d’une époque révolue?
Ils s’embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l’a pas tell’ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu’le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.
Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d’rue y’en a 100,
pour faire règner l’ordre public
ils assassinent impunément.
Quand on exécute au mois d’mars,
de l’autr’ côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s’révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s’indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu’la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.
Etre né sous l’signe de l’hexagone,
c’est pas c’qu’on fait d’mieux en c’moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j’parierai pas qu’il est all’mand.
On leur a dit, au mois d’avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d’un fil,
que l’printemps c’était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m’font pitié ces imbéciles.
Ils se souviennent, au mois de mai,
d’un sang qui coula rouge et noir,
d’une révolution manquée
qui faillit renverser l’Histoire,
j’me souviens surtout d’ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s’en allant voter par millions
pour l’ordre et la sécurité.
Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d’Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu’est v’nu se faire tuer loin d’chez lui,
ils oublient qu’à l’abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu’ils étaient bien planqués à Londres,
qu’y avait pas beaucoup d’Jean Moulin.
Etre né sous l’signe de l’hexagone,
c’est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu’il est portugais.
Ils font la fête au mois d’juillet,
en souv’nir d’une révolution,
qui n’a jamais éliminé
la misère et l’exploitation,
ils s’abreuvent de bals populaires,
d’feux d’artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu’ils sont gourvernés comme des pions.
Au mois d’août c’est la liberté,
après une longue année d’usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.
Lorsqu’en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l’Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c’est la gangrène
à Santiago comme à Paris.
Etre né sous l’signe de l’hexagone,
c’est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j’en suis sûr.
Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l’étranger,
leur pinard et leur camenbert
c’est leur seule gloire à ces tarrés.
En Novembre, au salon d’l'auto,
ils vont admirer par milliers
l’dernier modèle de chez Peugeot,
qu’ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l’tiercé,
c’est l’opium du peuple de France,
lui supprimer c’est le tuer,
c’est une drogue à accoutumance.
En décembre c’est l’apothéose,
la grande bouffe et les p’tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d’la joie dans les ghettos,
la Terre peut s’arrêter d’tourner,
ils rat’ront pas leur réveillon;
moi j’voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.
Etre né sous l’signe de l’hexagone,
on peut pas dire qu’ca soit bandant
si l’roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.
Et dire qu’on est déjà 15.000.000 de plus...
PSsst : Une fin de chanson qui pourrait d’ailleurs être une bonne petite intro pour cette période de Noël et ce qu’elle m’évoque.
Bon, je sors. comment ça c’est chez moi?
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