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28 Nov

 

Il s’est passé pas mal de choses plutôt positives cette semaine, il n’en reste pour le moment que des neurones en perdition, la soirée d’hier y est pour quelque chose aussi, ne nous leurrons pas!

Le retour tardif de soirées festives me pousse souvent à des envolées lyriques nocturnes plus ou moins nostalgiques et je me plais à plonger passionnément dans la musique où plutôt les textes de chansons, actuelles ou non, qui m’ont marquées ou le font encore, au grand damne parfois de ceux et celles qui partagent ma vie…

Petite reminiscence d’hier de ce matin beaucoup trop tôt, pour le plaisir de ceux qui aiment autant que moi et le probable étonnement de ceux qui découvriront:

 

Clown masqué décryptant les arcanes de la nuit

Dans les eaux troubles et noires des amours-commandos,

Tu croises des regards alourdis par l’oubli

Et des ombres affolées sous la terreur des mots.

Toi qui voulait baiser la terre dans son ghetto,

Tu en reviens meurtri, vidé par sa violence

Et tu fuis ce vieux monstre à l’écaille indigo

Comme on fuit les cauchemars souterrains de l’enfance.

De crise en delirium, de fièvre en mélodrame,

Franchissant la frontière aux fresques nécrophiles,

Tu cherches dans les cercles où se perdent les âmes

Les amants fous maudits, couchés sur le grésil

Et dans le froid torride des heures écartelées,

Tu retranscris l’enfer sur la braise de tes gammes,

Fier de ton déshonneur de poète estropié,

Tu jouis comme un phénix ivre-mort sous les flammes

Puis, en busard blessé, cerné par les corbeaux,

Tu remontes vers l’azur flashant de mille éclats

Et malgré les brûlures qui t’écorchent la peau

Tu fixes dans les brumes : « Terra Prohibida »;

Doux chaman en exil, interdit de sabbat,

Tu pressens de là-haut les fastes à venir

Comme cette odeur de mort qui précède les combats

Et marque le début des vocations martyres,

Mais loin de ces orages, vibrant de solitude,

T’inventes un labyrinthe aux couleurs d’arc en ciel

Et tu t’en vas couler tes flots d’incertitude

Dans la bleue transparence d’un soleil torrentiel.

Vois la fille océane des vagues providentielles

Qui t’appelle dans le vert des cathédrales marines.

C’est une fille albatros, ta petite sœur jumelle

Qui t’appelle et te veut dans son rêve androgyne…

 

 

 

 

Photo@http://www.thiefaine.com/scandale/main.htm

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