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Vendredi, 16h32

19 Fév

Photo@LeBerlinois

Bon les gens, il faut que je vous dise, j’ai les paupières qui abandonnent lâchement et menacent de recouvrir leurs amies les cernes et ce depuis 14h quoi

Ces derniers mois j’ai pourtant largement récupéré le manque de sommeil des 10 dernières années au moins, puis il y a eu New York, suivi du retour jetla(r)gué et d’un autre trop plein de sommeil, sauf la nuit, c’est ballot, je fus donc bien dépourvue et surtout complètement décalée, quand mon nouveau job fut venu.

Retour dans la ‘vie active’ donc comme si travailler était la seule façon d’être actif…bref, après une bonne, riche et agréable pause et pour la 4ème fois non consécutive à Berlin. Je suis donc en quelques sortes la preuve vivante, que oui, même si ce n’est pas forcément évident de trouver du boulot sur Berlin, ce n’est pas impossible.

Youhou!

Je me suis même permise de mettre fin moi-même à ce que j’ai voulu être mon dernier job bureau/ordi/productivité/$$ pour passer à complètement autre chose et finalement donner un sens à ma précédente réflexion sérieuse à propos de reconversion

Sans regret, si ce n’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Je n’ai plus l’impression de mettre ma vraie vie de côté pendant 8h minimum d’abrutissement quotidien dans un bureau. Je n’ai plus l’impression de faire quelque chose d’inutile comme, par exemple,  travailler pour enrichir et améliorer la productivité d’une multinationale dont l’activité m’est complètement égale. Je n’ai plus à devoir me farcir ces robots de pingouins en costard, leur PowerPoints, leurs courbes, leurs sourires hypocrites et leur bmw noires…etc. etc.

Quel bonheur!

Après une première expérience « test » dans le monde de l’éducation des 2-6 ans, ici en « Kindergarten » pratiques ces mots ‘internationaux’ j’ai signé et vais donc débuter une formation par alternance pour obtenir le diplôme d’éducatrice.

Moralité de ce post fatigué cette histoire:

Les Kinder c’est bueno ouarf ouarf , mais surtout à 30 ans, je peux enfin dire que j’aime mon boulot et le côté résolument humain de ma nouvelle orientation.

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PSsst:
à Berlin, les formations par alternance de ce type peuvent être suivies selon certains critères et dans 2 ou 3 institutions de Berlin comme celle-ci ou celle-là

Edit du 1.03.2010
Berlin vient tout juste de faire passer une réforme qui permet aux personnes non diplômées mais ayant travaillé au moins 1 an dans des institutions pédagogiques – type Kitas – de passer directement un examen (composé de plusieurs unités) pour obtenir le diplôme d’éducateur/trice pour enfant sans passer par une formation de 3 ans. Plutôt bonne nouvelle donc qui ne s’applique pas pour moi mais c’est pas grave
Infos Ici

Kurz und schmerzlos*

23 Déc

Par ici aucun stress ni burn out niveau préparation des fêtes. Pas de tenue à paillettes ni de chaussures à acheter pour ne mettre qu’une fois j’dis ça j’dis rien. Point de liste de cadeaux souhaités, ni sapin ni de vrai raison de fêter Noël un seul enfant, nièce de 7 mois à peine, et absolument aucune croyance religieuse

Noël va passer, sympathiquement, autour d’un bon repas plutôt en petit comité, peut-être même sous la neige, sans trop plein ni over consommation. Sûrement comme le réveillon du 31 d’ailleurs encore faudrait-il avoir un plan.

Quelque part c’est étrange et décalé ni forcément comme on le souhaiterait au sein de sa propre famille complètement réunie dans le meilleur des mondes par exemple mais j’aime cette simplicité.

Je vous souhaite le Noël que vous espérez…

PSsst:
*
bref et sans douleur

Ce dimanche

24 Nov

de Novembre, donc, au temps clément bon il ne pleuvait pas disons et étonnement doux, je suis allée me promener dans un quartier où je vais rarement: Prenzlauer Berg.

Bon, il se lit des tas de choses sur ce quartier et au fond il suffit à chacun de se pencher un peu sur le sujet. Mais je fais un effort : En gros, P’Berg pour les intimes, c’est donc le quartier ex-alternatif sur lequel beaucoup de jeunes se sont jetés après la chute du mur. Squats, artistes et consorts s’en donnaient donc à coeur joie et la vie était belle et rock n’ roll. 20 ans après, les rénovations à tire-larigot* (minute culturelle en bas du post) karcherisent l’authenticité des rues, les lounges trendy fleurissent et se reproduisent autant que les jeunes couples qui vieillissent doucement mais sûrement – le quartier est sensé avoir le taux de natalité le plus élevé d’Europe – un Ben & Jerry s’est frayé un chemin sur l’une des rues les plus convoitées, il ne manque plus qu’un starbucks à côté, ce qui bizarrement, semble tarder. Les gens s’uniformisent, la boboïsation est en route et les gros 4×4 de ville me demandez pas comment on les nomme, je n’ai pas de voiture, n’en veux pas et n’y connait rien très utiles à Berlin, ville plate devant l’éternel, envahissent peu à peu le bord des rues. Ceci dit, ils commencent aussi à brûler de temps en temps, preuve de l’exaspération ressentie face à la métamorphose d’un quartier par certains qui entament une sorte de révolution pour faire fuir les responsables, ainsi trop facilement identifiables et franchement, ce n’est pas une mauvaise idée…

J’essaye de prendre le temps le plus souvent possible pour partir photographier et collectionner des impressions de la ville, quelles qu’elles soient, où que ce soit. J’aime flâner à la recherche de détails, de couleurs, de scènes de vies ici et là, autour de chez moi et un peu plus loin. Ce dimanche donc, ce fut le tour de ce quartier, qui malgré tout, au détour de certains cafés, certaines rues et aussi, du fameux marché aux puces institution allemande! du Mauerpark, le dimanche, conserve quelque chose d’intéressant, de touchant et d’agréable, de Berlin finalement. J’aime cette ambiance, ces gens qui sont à mille milles du chic et bling bling que l’on peut trouver ailleurs, la simplicité, les différences, les gens qui chinent, un vin chaud ou une bierre à la main pour ne pas oublier qu’on est en Allemagne

Dimanche, le temps était doux. Mais il n’était pas le seul. Il y avait quelque chose dans l’air de bienfaisant. De ces ambiances inexplicables qui font que l’on se sent bien, exactement où l’on est, dans la ville, dans la vie. Ces moments qui me rappellent que je vis théoriquement « à l’étranger » alors que tout semble naturel et simple, si bien que cet étranger est bel et bien devenu « chez moi » et que je me délecte de ses petits bonheurs.

Née dès la fin du XVe siècle de l’association du verbe « tirer » (sortir un liquide de son contenant), et du nom « larigot », sorte de petite flûte, cette expression était à l’époque principalement associée au verbe « boire ». « Boire à tire larigot » était donc pour les buveurs une incitation à faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l’instrument.

PSsst > Marché au puces de Mauerpark  > bernauer straße 63-64, 13355 Berlin

vamos a bailar

16 Nov

 

Je suis tombée dedans il y a…7 ans? je ne sais même plus exactement…

En suivant nonchalamment j’excelle en la matière des amis d’amis pour me retrouver dans une sorte de bar bondé étriqué et inconnu, dans lequel il semble pleuvoir car la condensation vous retombe sur la tête à force de ne plus pouvoir se retenir au plafond. C’était étrange, et plein, et étrangement vivant.

Puis on m’a invité à danser. Au début je n’ai même pas vraiment compris « euh danser ? oui toujours! …mais quoi? comment au fait? »

Et puis j’y suis retournée et retournée,  et retournée encore avec des ami(e)s avec des curieux et tous ceux qui avaient de bonnes ou mauvaises raisons…

Et j’ai dansé, dansé encore.

Cela fait donc quelque chose comme 7 ans, peut-être même 8.

Passée par des périodes intenses ou pas, plusieurs fois par semaine, en France, à l’étranger, j’y retourne encore, où que ce soit, naturellement même si un peu moins qu’avant…

C’est un microcosme étrange avec une bonne dose de kitsch faut avouer, parfois bizarrement élitiste la guerre des styles et du on1 ou on 2 pour les intimes ( attention migraine), c’est quelque chose , mais au bout du compte toujours meltingpoté comme il faut avec des morceaux de vrais gens différents, de bonne musique et de bonheur simple et garanti dedans.

Quand on a trouvé les clés juste là, entre les rythmes et les gens passionés, drôles et simples, il suffit de se pointer quand il y a de la lumière. C’est tout.

Bon, comme presque chacun sait: Berlin, c’est grand. C’est même très grand. L’hiver est gris, très gris oui mais bon c’est pas forcément mieux ailleurs! et on a vite fait de ruminer chez soi et abandonner toute idée de sortir, sans même compter danser alors que dans la plupart des clubs tout n’est que Sol, baila y fiesta et qu’on ferait plutôt mieux d’aller rire et bouger son culo.

Voici un petit récapitulatif personnel pour les berliners et les touristos:

Les mardis du Grüner Salon (qui a enfin ouvert ses portes à nouveau après des mois de rénovation de la fameuse Volksbühne, yihaaaa)

Les jeudis et dimanches du Soda, Kulturbrauerei

Les mecredi au Havanna bon d’accord ils n’ont pas fait fort dans l’original pour le nom mais que voulez-vous surtout à proscrire le week-end si vous aimer seulement danser.

Les week-ends au misalsa malheureusement un peu trop loin de chez moi..

Pour d’autres infos, il y a CLIC !

 

Billet non sponsorisé par le comité international de la salsa – quelle honte

il y a le ciel, le soleil et…

18 Fév

En bas, au bureau, devant le bâtiment, il y a une rangée de mâts portant les drapeaux des différentes boîtes qui peuplent l’immeuble pourtant point en banlieue ce n’est…

Quand le soleil brille et qu’on entend le cliquetis des drapeaux au vent, on se croirait à la mer

On en arriverait presque à oublier la neige, le parking et l’odeur du charbon qui brûle dans les vieux poêles…

Suffit’ de fermer les yeux

Photo@ Mademoiselle K.

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