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Ce dimanche

24 Nov

de Novembre, donc, au temps clément bon il ne pleuvait pas disons et étonnement doux, je suis allée me promener dans un quartier où je vais rarement: Prenzlauer Berg.

Bon, il se lit des tas de choses sur ce quartier et au fond il suffit à chacun de se pencher un peu sur le sujet. Mais je fais un effort : En gros, P’Berg pour les intimes, c’est donc le quartier ex-alternatif sur lequel beaucoup de jeunes se sont jetés après la chute du mur. Squats, artistes et consorts s’en donnaient donc à coeur joie et la vie était belle et rock n’ roll. 20 ans après, les rénovations à tire-larigot* (minute culturelle en bas du post) karcherisent l’authenticité des rues, les lounges trendy fleurissent et se reproduisent autant que les jeunes couples qui vieillissent doucement mais sûrement – le quartier est sensé avoir le taux de natalité le plus élevé d’Europe – un Ben & Jerry s’est frayé un chemin sur l’une des rues les plus convoitées, il ne manque plus qu’un starbucks à côté, ce qui bizarrement, semble tarder. Les gens s’uniformisent, la boboïsation est en route et les gros 4×4 de ville me demandez pas comment on les nomme, je n’ai pas de voiture, n’en veux pas et n’y connait rien très utiles à Berlin, ville plate devant l’éternel, envahissent peu à peu le bord des rues. Ceci dit, ils commencent aussi à brûler de temps en temps, preuve de l’exaspération ressentie face à la métamorphose d’un quartier par certains qui entament une sorte de révolution pour faire fuir les responsables, ainsi trop facilement identifiables et franchement, ce n’est pas une mauvaise idée…

J’essaye de prendre le temps le plus souvent possible pour partir photographier et collectionner des impressions de la ville, quelles qu’elles soient, où que ce soit. J’aime flâner à la recherche de détails, de couleurs, de scènes de vies ici et là, autour de chez moi et un peu plus loin. Ce dimanche donc, ce fut le tour de ce quartier, qui malgré tout, au détour de certains cafés, certaines rues et aussi, du fameux marché aux puces institution allemande! du Mauerpark, le dimanche, conserve quelque chose d’intéressant, de touchant et d’agréable, de Berlin finalement. J’aime cette ambiance, ces gens qui sont à mille milles du chic et bling bling que l’on peut trouver ailleurs, la simplicité, les différences, les gens qui chinent, un vin chaud ou une bierre à la main pour ne pas oublier qu’on est en Allemagne

Dimanche, le temps était doux. Mais il n’était pas le seul. Il y avait quelque chose dans l’air de bienfaisant. De ces ambiances inexplicables qui font que l’on se sent bien, exactement où l’on est, dans la ville, dans la vie. Ces moments qui me rappellent que je vis théoriquement « à l’étranger » alors que tout semble naturel et simple, si bien que cet étranger est bel et bien devenu « chez moi » et que je me délecte de ses petits bonheurs.

Née dès la fin du XVe siècle de l’association du verbe « tirer » (sortir un liquide de son contenant), et du nom « larigot », sorte de petite flûte, cette expression était à l’époque principalement associée au verbe « boire ». « Boire à tire larigot » était donc pour les buveurs une incitation à faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l’instrument.

PSsst > Marché au puces de Mauerpark  > bernauer straße 63-64, 13355 Berlin

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Nostalgie oder was

31 Oct

 

Bon, voila.

Pleine de bonnes résolutions et déterminée à être la dernière à se plaindre du froid qui s’installe, de la nuit qui tombe à 16h et à me battre contre la morosité générale, je suis rentrée. 

Je lui ai même acheté une fleur orange un jour de pluie.

Après un bond dans le passé, celui qui évolue et celui qui ne change pas ou peu, j’ai laissé le monde de la-bas pour m’en retourner chez moi. Et ce fut bon, et ce fut doux de retourner du côté clair de la force, celui où il fait bon vivre et où tout sent tout simplement plus le présent et la raison.

Il ne reste plus qu’à garder le sourire dans la nuit froide. Continuer à chercher pour écrire bientôt une nouvelle page, prendre une bonne direction.

 

A la question que faire d’une vie, j’envie ceux qui, déterminés, répondent heureux et ne vivent pas comme d’autres, dans l’illusion d’être utile et de savoir pourquoi.

l’art et la manière

13 Oct

 

J’ai eu envie.

D’un cocon ailleurs, de nouvelles pages blanches.

La brume ce matin portait cet air d’automne effrayant et doux à la fois.

Une atmosphere que l’on essaye d’apprivoiser, que l’on aime spontanément en espérant toutefois que les mois à venir ne portent pas cette couleur délavée trop longtemps.

Alors voilà.

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