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aqua simplex

6 Jan

Après 1 an et une tentative manquée, toutes les conditions ont enfin été réunies pas de boulot- hiver- froid -motivation etc. pour mettre les pieds au Liquidrom.

quèsaco?

C’est une sorte de complexe spa-sauna-hammam de pointe au coeur du Tempodrom

Eau chaude salée, musique sous-marine, design et volupté.

Tout ce qui est sauna et piscine n’a jamais vraiment été mon truc il faut dire, mais j’étais assez curieuse l’hiver à eu raison de moi de ce concept de musique sous-marine et je dois dire que c’était bien agréable. L’eau salée ajoute à l’effet d’apesanteur, on flotte et se laisse porter agréablement, les oreilles dans l’eau les yeux fermés pour se transporter ailleurs.

Le 1er détail qui m’a un peu dérangée ceci dit, c’est le nombre de gens qui semble prendre tout ça trèèès au sérieux: je te pousse dans l’eau, pince-nez, position fœtale et surtout pas de sourire, concentration absolue pour atteindre un nirvana de détente etc…C’est peut-être tout simplement un état d’oubli ou de détente que je n’arrive pas à atteindre de cette façon. J’ai plus envie de rire et jouer dans l’eau dans ces cas là qui a dit puéril?, et/ou je ne suis tout simplement pas stressée je ne m’en plains pas le moins du monde on est d’accord et n’éprouve donc pas vraiment le besoin d’anesthésier mes neurones…

Le 2ème détail, Allemagne ou Sauna oblige: les gens à poils.

Oui, c’est naturel tout ça, mais je suis plus adepte du tous à poils ou tous habillés.
Le Liquidrom mélange un peu les styles. La majorité des gens qui profitent du sauna sont nus comme des vers et c’est bien leur droit évidemment. Sachant que le sauna en question est une sorte de cube en verre donnant sur l’espace extérieur, le bar et les rangés de chaises longues de la terrasse et derrière la baie vitrée… Boire un verre ou profiter du bassin d’eau chaude dehors en pouvant admirer des gens assis à poils qui ont l’air de s’ennuyer au plus haut point en attendant je ne sais quoi, donne un petit air d’Amsterdam un peu décalé et étrange.
Nb: Ceux qui profitent du bassin principal doivent porter un maillot de bain en revanche…

Ce cocon en plein hiver et la sensation de peser 100kg lorsque l’on sort du bassin « musical » sont cependant plutôt très agréables.

Quelques conseils:

  • Préférer les matinées en semaine pour éviter le trop plein.
  • Prévoir un change. Si comme moi vous êtes absolument pas habitués à ce genre de lieux et que vous arrivez déjà en maillot sans avoir pensé à emmener des sous-vêtements pour la sortie et que vous devez donc enfiler les 3 pulls et le pantalon de rigueur hivernale sans sous-vêtement aucun, en priant pour ne pas se faire cataloguer une fois de plus et sans raison comme une française libertine…
  • A tester le vendredi à partir de 19h, apéro, musique live et ambiance bougies

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PSsst:
Liquidrom – Möckernstaße 10 – 10963 Berlin
Transport : Métro U7 – Möckernbrücke

Ce dimanche

24 Nov

de Novembre, donc, au temps clément bon il ne pleuvait pas disons et étonnement doux, je suis allée me promener dans un quartier où je vais rarement: Prenzlauer Berg.

Bon, il se lit des tas de choses sur ce quartier et au fond il suffit à chacun de se pencher un peu sur le sujet. Mais je fais un effort : En gros, P’Berg pour les intimes, c’est donc le quartier ex-alternatif sur lequel beaucoup de jeunes se sont jetés après la chute du mur. Squats, artistes et consorts s’en donnaient donc à coeur joie et la vie était belle et rock n’ roll. 20 ans après, les rénovations à tire-larigot* (minute culturelle en bas du post) karcherisent l’authenticité des rues, les lounges trendy fleurissent et se reproduisent autant que les jeunes couples qui vieillissent doucement mais sûrement – le quartier est sensé avoir le taux de natalité le plus élevé d’Europe – un Ben & Jerry s’est frayé un chemin sur l’une des rues les plus convoitées, il ne manque plus qu’un starbucks à côté, ce qui bizarrement, semble tarder. Les gens s’uniformisent, la boboïsation est en route et les gros 4×4 de ville me demandez pas comment on les nomme, je n’ai pas de voiture, n’en veux pas et n’y connait rien très utiles à Berlin, ville plate devant l’éternel, envahissent peu à peu le bord des rues. Ceci dit, ils commencent aussi à brûler de temps en temps, preuve de l’exaspération ressentie face à la métamorphose d’un quartier par certains qui entament une sorte de révolution pour faire fuir les responsables, ainsi trop facilement identifiables et franchement, ce n’est pas une mauvaise idée…

J’essaye de prendre le temps le plus souvent possible pour partir photographier et collectionner des impressions de la ville, quelles qu’elles soient, où que ce soit. J’aime flâner à la recherche de détails, de couleurs, de scènes de vies ici et là, autour de chez moi et un peu plus loin. Ce dimanche donc, ce fut le tour de ce quartier, qui malgré tout, au détour de certains cafés, certaines rues et aussi, du fameux marché aux puces institution allemande! du Mauerpark, le dimanche, conserve quelque chose d’intéressant, de touchant et d’agréable, de Berlin finalement. J’aime cette ambiance, ces gens qui sont à mille milles du chic et bling bling que l’on peut trouver ailleurs, la simplicité, les différences, les gens qui chinent, un vin chaud ou une bierre à la main pour ne pas oublier qu’on est en Allemagne

Dimanche, le temps était doux. Mais il n’était pas le seul. Il y avait quelque chose dans l’air de bienfaisant. De ces ambiances inexplicables qui font que l’on se sent bien, exactement où l’on est, dans la ville, dans la vie. Ces moments qui me rappellent que je vis théoriquement « à l’étranger » alors que tout semble naturel et simple, si bien que cet étranger est bel et bien devenu « chez moi » et que je me délecte de ses petits bonheurs.

Née dès la fin du XVe siècle de l’association du verbe « tirer » (sortir un liquide de son contenant), et du nom « larigot », sorte de petite flûte, cette expression était à l’époque principalement associée au verbe « boire ». « Boire à tire larigot » était donc pour les buveurs une incitation à faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l’instrument.

PSsst > Marché au puces de Mauerpark  > bernauer straße 63-64, 13355 Berlin

vamos a bailar

16 Nov

 

Je suis tombée dedans il y a…7 ans? je ne sais même plus exactement…

En suivant nonchalamment j’excelle en la matière des amis d’amis pour me retrouver dans une sorte de bar bondé étriqué et inconnu, dans lequel il semble pleuvoir car la condensation vous retombe sur la tête à force de ne plus pouvoir se retenir au plafond. C’était étrange, et plein, et étrangement vivant.

Puis on m’a invité à danser. Au début je n’ai même pas vraiment compris « euh danser ? oui toujours! …mais quoi? comment au fait? »

Et puis j’y suis retournée et retournée,  et retournée encore avec des ami(e)s avec des curieux et tous ceux qui avaient de bonnes ou mauvaises raisons…

Et j’ai dansé, dansé encore.

Cela fait donc quelque chose comme 7 ans, peut-être même 8.

Passée par des périodes intenses ou pas, plusieurs fois par semaine, en France, à l’étranger, j’y retourne encore, où que ce soit, naturellement même si un peu moins qu’avant…

C’est un microcosme étrange avec une bonne dose de kitsch faut avouer, parfois bizarrement élitiste la guerre des styles et du on1 ou on 2 pour les intimes ( attention migraine), c’est quelque chose , mais au bout du compte toujours meltingpoté comme il faut avec des morceaux de vrais gens différents, de bonne musique et de bonheur simple et garanti dedans.

Quand on a trouvé les clés juste là, entre les rythmes et les gens passionés, drôles et simples, il suffit de se pointer quand il y a de la lumière. C’est tout.

Bon, comme presque chacun sait: Berlin, c’est grand. C’est même très grand. L’hiver est gris, très gris oui mais bon c’est pas forcément mieux ailleurs! et on a vite fait de ruminer chez soi et abandonner toute idée de sortir, sans même compter danser alors que dans la plupart des clubs tout n’est que Sol, baila y fiesta et qu’on ferait plutôt mieux d’aller rire et bouger son culo.

Voici un petit récapitulatif personnel pour les berliners et les touristos:

Les mardis du Grüner Salon (qui a enfin ouvert ses portes à nouveau après des mois de rénovation de la fameuse Volksbühne, yihaaaa)

Les jeudis et dimanches du Soda, Kulturbrauerei

Les mecredi au Havanna bon d’accord ils n’ont pas fait fort dans l’original pour le nom mais que voulez-vous surtout à proscrire le week-end si vous aimer seulement danser.

Les week-ends au misalsa malheureusement un peu trop loin de chez moi..

Pour d’autres infos, il y a CLIC !

 

Billet non sponsorisé par le comité international de la salsa – quelle honte

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