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Warum Berlin

15 Jan

Photo©MademoiselleK

Après le bac et pendant mes études supérieures de salsa on 1, je me serais plus vu continuer mon bout de vie en Amérique Latine à vrai dire…

Puis le vent à tourné et la vie n’est pas finie

Pendant mon stage de fin d’études, à Freiburg im Breisgau, oui je reviens de loin Je me souviens encore des connaissances et autres salseros, décidément qui, la main sur mon épaule, lorsque j’étais de passage en Gaule pour quelques jours, me demandaient, l’air triste et compatissant: « ça va? ça se passe bien là-bas, c’est pas trop horrible? tu peux danser là-bas? »

Je répondais en riant frustrée: « Ne t’inquiète pas pour moi va, si tu savais ».
…C’était tout simplement génial là-basmais comment le faire comprendre à des gens souvent plein de clichés datant, au mieux, de la guerre

La plupart de ces gens inquiets n’avaient, bien entendu, jamais mis le pied en Allemagne et n’avaient donc par définition aucune idée de ce dont ils parlaient. En revanche, ceux qui y avaient déjà mis les pieds me regardaient souvent avec un peu d’envie.

J’étais entré complètement malgré moi dans une sorte de Fight Club des amis de l’Allemagne en gros.!

(…)

L’Allemand, la langue j’entends, c’était pas tout à fait un hasard. Je trouvais ça plutôt moche pourtant, mais à l’époque je ne trouvais pas l’espagnol bien mieux à vrai dire, et mes origines d’origines alsacienne m’ont poussées à choisir la langue germaine…Je me suis rattrapée en 3ème langue, j’ai pris italien parce que j’aimais les pâtes je trouvais ça joli.

(…)

En grandissant j’avais découvert Berlin.
Adulte ou presque... j’ai décidé d’y vivre.
ça fait un peu poésie à 2 cents d’Euros, mais bon…Pourquoi?

Parce que la ville m’a touchée un hiver, dans sa grisaille et son allure- parce que j’ai senti que j’aimerais vivre ici – parce que Berlin est imposante, alternative, populaire, accessible, ouverte, libre, artiste, curieuse, belle & laide, en mouvement et évolution perpétuelle, riche & pauvre. Capitale. Humaine.
Parce qu’on peut y vivre bien et simplement. Parce qu’on peut se foutre de qui porte quoi où quelle marque, de qui conduit quoi vous vous y connaissez en marque de vélo vous?, de qui a combien de chiens assortis au sac à main je m’égare? ok…
Parce qu’ici il y a de la place. Pour vivre, pour la simplicité, les idées, la fantaisie, l’envie, les projets.

Et que finalement, si le prix à payer sont les hivers pas terribles souvent pas bien pires qu’ailleurs et les quelques autres imperfections qui peuvent faire toute capitale, c’est plutôt donné…

La vrai question serait pourquoi pas?


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PSsst:
Le Finissage de l’expo photo Berlin Everyday, de Leila, c’est aujourd’hui.
Leila à publié un chouette livre intitulé Warum Berlin voyez il y a un rapport
Heroes – Friedelstr. 49 – 12047 – Berlin Kreuzberg
Transport : Métro U7 Hermannplatz

On Air

14 Jan

La semaine dernière, un monsieur respectable enfin à première vue de Oüi FM m’a contacté pour que je participe à une émission en répondant à une micro-interview à propos de « comment c’est la vie à l’étranger » très bien merci.

Spontanément, en sauveuse bénévole des temps modernes des wannabe expats, je me suis dit que ça pourrait être sympa. Pourquoi refuser une nouvelle expérience aussi micro soit-elle. Oui bon, j’ai gagné une fois une guitare pourrie sur Skyrock quand j’avais 13 ans grâce à un jeu débile que je n’expliquerai pas ici, et s’en fut de ma carrière radiophonique.

Puis tout le traumatisme de timidité maladive de mon enfance a resurgit. Les auditions de piano oui je me répète, c’est pour dire! que j’aurais préféré passer cachée derrière le Steinway & Sons laqué noir, la tête entre les genoux, les mains sur les oreilles en chantonnant Pierre et le loup en attendant que ça passe…

Il en fallait peu enfin c’est vite dit pour me liquéfier. Je n’ai jamais aimé être au premier plan on parlera une prochaine fois de l’expérience bloguesque et son aspect égocentro-psychothérapeutisant hein.  Et même si je me soigne, notamment en m’infligeant pas mal de challenges, la gamine apeurée n’est pas si loin dans ce genre de situation.

Comme je suis une experte en procrastination, j’ai répondu vaillamment à l’e-mail en question une semaine après, pour finalement passer en direct l’après-midi même. J’ai bien pris soin de ne prévenir personne. Autant dire qu’avant l’appel je n’en menais pas large. J’ai donc adopté la méthode, « je fais semblant d’être complètement à l’aise » et finalement ça s’est plutôt bien passé, même si je ne m’attendais quand même pas trop à la question « Comment sont les Allemands sexuellement? »…c’était pas France Culture, ça c’est sur…

En tout cas je n’ai pas failli à mon rôle fictif d’ambassadrice de l’Allemagne en Francophonie et rien que ça, ça me fait plaisir.

Culture choc & Co ~bis~

27 Déc

A vrai dire, je suis rarement culture choquée depuis que je vis à Berlin.

Je ne sais pas si c’est que nous ne sommes finalement pas si différents de nos poteaux les Allemands où si le fait de se sentir chez soi quasi naturellement et depuis le début, sans jamais s’être posé trop de question d’expat’ ou d’intégration gomme tout simplement les clichés, appréhensions et différences.

Quand je pense aux différences ou chocs culturels que je pourrais vivre ou avoir vécus ici, il faut que je cherche assez loin au fin fond de mon cerveau pour trouver quelque chose de pertinent à raconter, sans tomber dans les généralisations que l’on a vite fait de clamer, les jours sans, en se rendant compte après coup qu’on est soi même ridicule et loin de la perfection

En général, c’est du côté de la bouffe que le bas blesse un peu de mon côté. Et je ne pense pas que ce soit du au fait que je sois française (et l’identité nationale bordel…?!) mais au fait que je traîne personnellement, depuis très bientôt trois décennies, des goûts ou plutôt dégoûts alimentaires tenaces et non explicables.

Le choux, dans toutes, j’ai bien dit toutes, ses variations est mon ennemie, tout comme son allié la salade de pomme de terre froide, visqueuse et pâteuse à la fois et jaune fluo iiiii. J’ai bien choisi mon pays d’adoption tiens…

Je pense que même en restant des années ici, je n’arriverai pas à avaler les tranches de gelée avec des gros morceaux de légumes froids dedans ces sortes de salades ou substances à tartiner bien emballées dans des sorte de seaux/Tupperwares jetables…

 

Il y a quelques jours cependant, j’ai succombé aux prières de Mon Berlinois on achète ça! allez on achète ça, s’te’plaît! on achète ça et me retrouve avec ceci dans l’ Kühlschrank* on a frôlé le jeu de mot foireux dis donc:

en faisant jurer que j’étais prête à gouter mais que je ne m’occuperais pas de la transformation de cette pate de purée de pommes de terre en seau en beignets ou galettes de pommes de terre à la poêle…

J’ai peur, je crois bien que c’est pour ce soir…

édit du lendemain: c’est plutôt bien passé! mais il restait de mon guacamole 4 étoiles aussi il faut dire…

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PSssst:
Kühlschrank = Kühl> frais, froid, réfrigérant + Schrank>armoire, placard = réfrigérateur
Trop forts ces Allemands!

Il y a 5 ans

7 Déc

 

J’étais passée par la case ‘retour chez les parents’ pour écrire un mémoire de fin d’études après avoir terminé mes 4 années d’études, dont 2 x 8 mois à l’étranger non sans être partie 1 an avant visiter l’oncle Sam.

Il était temps. De rendre le fameux papier. De faire le grand saut dans la vie active tant attendue et surtout l’heure de quitter définitvement le nid famillial au plus vite quand on goute à l’indépendance, difficile de revenir en arrière…

Armée de mon CV j’étais allée dans le froid et sous la pluie faire le tour des agences interim de la deuxième ville de France ou troisième selon d’où vous venez  à défaut d’avoir trouvé quelque chose d’intéressant au niveau des offres d’emplois sur l’internet mondial. Après un festival d’agences et de propositions de jobs sous payés en call center ah quoi bon parler 3 langues et faire des études supérieures je vous le demande je me suis retrouvée sur le trottoir, perplexe:

et maintenant?

Puis mon téléphone sonne. Un inconnu s’adresse à moi en allemand et je ne comprends finalement que peu de choses sous le choc. Berlin – travailler – entretien – vous pouvez y aller avec votre CV, il y a 80% de chance que vous soyez prise.

J’ai bafouillé un merci puis-je vous rappeler dans l’heure?

Je savais. Tout de suite. Presque hystérique. « Berlin – travailler » ça suffisait. Besoin de rien de plus. Je savais que j’allais que je devais dire oui, c’était un signe trop beau pour le croire. J’avais essayé en vain d’atterrir à Berlin plus d’un an avant pour y vivre et travailler et j’avais depuis lors envoyé des candidatures plus ou moins formelles un peu au hasard des ondes binaires et plus ou moins oublié.

Ce jour-là on m’a appelé et 10 min après j’ai dit oui! dans une semaine je suis là.

Il y a cinq ans, j’ai terminé et imprimé  illico presto mon mémoire en quelques jours et l’ai rendu la veille de mon départ.

Aller simple pour Berlin.

J’ai fait mon sac à dos besoin de rien de plus, un goût de liberté totale embrassé mes parents et je suis partie.

Je m’étais dit qu’au pire, si ça foirait, je resterai quelques semaines histoire de mieux connaitre la ville – qui hébergeait déjà depuis un moment mon amie M.

Berlin. Je n’y avais passé que 3 jours des années auparavant et cette ville m’avait soufflé dans son vent gelé et pas très accueillant si tu peux vivre et travailler ici, tu reviendras…

Il y a cinq ans j’atterrissais à Berlin – Schönefeld pour une durée indeterminée avec mon manteau trop fin, mes chaussures trop fines, sans gant, mon sac à dos et c’était le bonheur – le froid aussi – et la nuit tiens – mais le bonheur.

Pensée à toi M. pour l’accueil et les milliers de moments passés avec toi et rottkäpchen mais pas que!

En traînant par-ci par-là

6 Nov

de blog en blog non je n’ai pas QUE ça à faire j’ai découvert que certains français de l’étranger, oui, ceux qui participent au rayonnement de la France à l’étranger* pas ceux qui sont partis voir ailleurs pour ne justement pas vivre en France…s’adonnaient à un petit jeu de liste sur le thème « qu’est ce qui nous manque à l’étranger? »

J’ai bien évidemment paumé le lien, mais je me suis dit que se prendre au jeu et apporter une contribution serait un petit exercice sympathique.

J’ai cherché, j’ai cherché.

J’ai appri pas mal de choses entre temps qui ne m’avaient pas frappées en très bientôt 5 ans de berlinoiseries berliniaiseries?

Les supermarchés sont moins achalandés qu’en France (ah bon?), perso les hypers abominables et étouffants ne me manque pas. Certain(e)s ramènent des médicaments (je n’en avais aucune idée, mettons ça sur le dos de la bonne santé chronique et de la vie dans un pays au moins aussi ‘développé’ que la France (!). Bien sur tout dépend du pays que l’on a choisi…

Je me souviens encore d’une amie turquo-allemande s’en allant gaiement visiter la capitale et me demandant:

– « Que veux-tu que je te ramène du Royaume de France? » 

Question qui m’avait surprise et à laquelle j’étais restée perplexe et avais répondu:

– « euh..rien, rien ne manque. merci! »

Cessons le cynisme ou le mauvaix foie. Il y a bien sur des choses que l’on aimerait voir plus souvent ou moins chères et le plus déterminé des exilés peut avoir un faible patriotique et/ou culturel pour un petit morceau de fromage, saucisson, baguette pays d’origine.

J’ai donc cherché à nouveau. Chez moi point de besoin de chocolat patissier, de biafine, de levure en poudre… à la limite du sirop Teisseire  etc…mais, de temps en temps un bon vieux pot de foie gras. C’est le bonheur.

Notez que ça donne aussi une merveilleuse occasion d’ancrer définitvement une partie des clichés français -arrogance snobisme et consorts-  devant ses amis d’outre Rhin lorsqu’on s’exclame vraiment malgré soi « Mais ce n’est pas du paté voyons! »

– SIC –

Pour la route et pour tous ceux qui ont un peu le mal du pays ou juste envie de manger de bons croissants, de bonnes galettes ou d’acheter des figolus (bon la je passe mon tour mais s’il y a des amateurs..) un petit cadeau 1er choix:

*Discours pré-électoral de Mme Royal venue endormir les cerveaux des français berlinois d’adoption en 2007

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