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Le billet de la fin

31 Déc

On y est. Les feux d’artifices improvisés raisonnent déjà dans les rues, un peu étouffés par la neige qui a bien recouvert la ville…

Un plan élaboré hier dans les moindres détails en 3 min. Un repas tranquille qui a bien failli tomber à l’eau et se transformer en pizza surgelée pour 4 pour cause de fermeture des halles à 14h quand on se pointe à 13h45 c’est sport.

2009, c’est vraiment déjà terminé?

Aucune résolution mais quel bilan…

Niveau mondialesque:
Un petit feu d’artifices  pour l’occasion symbole parmi tant d’autres hautement déprimant de l’absurdité et l’hérésie totale du monde dans lequel on vit politique, écologie, humain you name it et de la décenie passée et à venir si rien ne change et c’est mal parti.
S’il vous arrive de vomir sans réelle cause en cette saint Sylvestre, en voici une ne me remerciez pas c’est de bon cœur

Niveau nombrilesque:
pour faire dans le moins glauque on va dire…5 ans révolus et heureux à Berlin – Plus de job inutile et  dénué de sens bon plus de job tout court mais plus pour longtemps – une voie trouvée, à presque 30 piges c’est pas si mal non? – un grand projet de ceux qui changent vraiment la vie – un voyage magnifique à Cuba – 2 virées en France – Des tonnes de photos – des tonnes de films – un peu moins de bouquins dommage – une télé et pas mal d’autres choses inutiles supprimées dont un compte twitter tiens…que sais-je encore…

Finalement, si je ne regarde que mon propre nombril, 2010 s’annonce comme 2009 s’est déroulée, plutôt pas mal…et je vous en souhaite au moins autant!

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hier encore

8 Déc

Photo @ MademoiselleK

j’étais, petite, toute heureuse de sortir les petits verres mutlicolores bien rangés dans des boîtes en cartons vieillies du grenier de la maison familiale.

Il y avait quelque chose dans l’air, l’hiver mais la chaleur. J’allumais une à une les petites bougies pour les déposer dans les verres et les poser dehors sur les rebords des fenêtres de la maison.

Puis on allait en ville voir si les citadins étaient de la fête et jouaient toujours à poser leurs petits lumignons aux fenêtres de leur appartements bourgeois des grandes villes centenaires. On mangeait des marrons chauds et on se promenait dans les rues illuminées par toutes les petites bougies.

Aujourd’hui le 8 décembre ne se célèbre pas où je vis et je découvre les festivités du désormais 5,6 7 et 8 décembre, non pas parmi les millions de gens débarqués par bus entiers de toute la Gaulle et les quelques gones a milieu, mais par les fenêtres de Facebook…

Et il n’y a pas à dire, c’est plus c’que c’était!

C’est une autre magie, une grande, spectaculaire, cherissime magie…

Un sentiment étrange.

Ironie du sort

30 Nov

Hier soir, j’ai laissé un commentaire chez Mrs Clooney en évoquant Renaud.

Oui oui, ce chanteur d’une autre époque qui approche la soixantaine dangereusement.

Je l’ai évoqué, un peu nostalgique il faut dire, en expliquant qu’écouter ses vieilles chansons, encore aujourd’hui – même si bien moins souvent qu’à 13 ans, quand je chantais à tue tête ce langage chartier dixit ma mère qui ignoraient la porte fermée de la chambre de mes frères qui l’écoutait à fond les ballons – m’apaise oui, c’est bizarre j’en conviens. Cela me donne l’impression d’être toujours moi, en fait. Comprenne qui peut…

Après avoir laissé ce commentaire, je me suis dit que j’aimerais poster les paroles d’hexagone, qui après vérification, date de 1975 pinaise, car quelque chose me disait que cette chanson énervée ne devait pas avoir trop mal vieilli. Je ne pensais pas être autant dans le vrai.

En me perdant un peu sur les ondes de l’internet mondial à son sujet, je m’aperçois qu’il est passé sur les tubes cathodiques français oui je suis en mode obsolète ET je déteste ces énormes écrans plats immondes qui inondent les foyers il y a quelques jours, donc je me pointe à la porte de canalplus.fr et PAF.

Bon, ce n’était pas un secret, sacré coup de vieux, voix claquée en même temps il a jamais vraiment eu de voix boboïsé etc…

Le temps passe, comment ça j’ai pas inventé l’eau chaude sur ce coup là?.

Le temps passe, oui, il n’est plus vraiment le même, ni même ses chansons, « arrêter la clope » ou « Ma blonde » n’étaient vraiment pas de bonne augure, et si ce n’était que ça…

MAIS

Il m’a touché, depuis on va arrondir à 17 ans, depuis la préadolescence et jusqu’à ce jour. Les bons vieux albums m’ont fidèlement accompagnés au fond du sac à dos dans les quelques pays où j’ai vécu, comme unique objet toujours présent, là à côté du petit album photo des proches & Co. Il a été ainsi mon compagnon de voyage, un repère plein d’humour ou de sérieux, malgré sa voix pourrie et sa musique…@$&%…, où que je sois. Parce que j’ai aimé ses textes, sa sensibilité et son côté définitivement humain.

Alors pour le plaisir, pour la nostalgie, pour énerver ceux qui le detestent, pour rire ou pleurer d’ailleurs, un petit extrait d’une époque révolue?

Ils s’embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l’a pas tell’ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu’le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

 

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d’rue y’en a 100,
pour faire règner l’ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d’mars,
de l’autr’ côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s’révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s’indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu’la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l’signe de l’hexagone,
c’est pas c’qu’on fait d’mieux en c’moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j’parierai pas qu’il est all’mand.

On leur a dit, au mois d’avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d’un fil,
que l’printemps c’était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m’font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d’un sang qui coula rouge et noir,
d’une révolution manquée
qui faillit renverser l’Histoire,
j’me souviens surtout d’ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s’en allant voter par millions
pour l’ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d’Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu’est v’nu se faire tuer loin d’chez lui,
ils oublient qu’à l’abri des bombes,
les Francais criaient « Vive Pétain »,
qu’ils étaient bien planqués à Londres,
qu’y avait pas beaucoup d’Jean Moulin.

Etre né sous l’signe de l’hexagone,
c’est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu’il est portugais.

Ils font la fête au mois d’juillet,
en souv’nir d’une révolution,
qui n’a jamais éliminé
la misère et l’exploitation,
ils s’abreuvent de bals populaires,
d’feux d’artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu’ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d’août c’est la liberté,
après une longue année d’usine,
ils crient : « Vive les congés payés »,
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu’en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l’Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c’est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l’signe de l’hexagone,
c’est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j’en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs « Côtes-du-Rhône » et leurs « Bordeaux »,
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l’étranger,
leur pinard et leur camenbert
c’est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d’l’auto,
ils vont admirer par milliers
l’dernier modèle de chez Peugeot,
qu’ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l’tiercé,
c’est l’opium du peuple de France,
lui supprimer c’est le tuer,
c’est une drogue à accoutumance.

En décembre c’est l’apothéose,
la grande bouffe et les p’tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d’la joie dans les ghettos,
la Terre peut s’arrêter d’tourner,
ils rat’ront pas leur réveillon;
moi j’voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

 

Etre né sous l’signe de l’hexagone,
on peut pas dire qu’ca soit bandant
si l’roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.

 

Et dire qu’on est déjà 15.000.000 de plus...


PSsst : Une fin de chanson qui pourrait d’ailleurs être une bonne petite intro pour cette période de Noël et ce qu’elle m’évoque.

Bon, je sors. comment ça c’est chez moi?

Dites, en passant…

13 Nov

 

Vous ne sauriez pas, à tout hasard, où on peut trouver des cheese naan et des vrais rouleaux de printemps – enfin, comme en France, vous savez avec les ‘tites feuilles de mente fraîche et la salade,  parce n’ayant jamais été en Chine je ne sais pas comment sont les « vrais » – à Berlin?

Une question comme ça…parce que…même si ce n’est pas Français, et bien, ça me manque!!

En traînant par-ci par-là

6 Nov

de blog en blog non je n’ai pas QUE ça à faire j’ai découvert que certains français de l’étranger, oui, ceux qui participent au rayonnement de la France à l’étranger* pas ceux qui sont partis voir ailleurs pour ne justement pas vivre en France…s’adonnaient à un petit jeu de liste sur le thème « qu’est ce qui nous manque à l’étranger? »

J’ai bien évidemment paumé le lien, mais je me suis dit que se prendre au jeu et apporter une contribution serait un petit exercice sympathique.

J’ai cherché, j’ai cherché.

J’ai appri pas mal de choses entre temps qui ne m’avaient pas frappées en très bientôt 5 ans de berlinoiseries berliniaiseries?

Les supermarchés sont moins achalandés qu’en France (ah bon?), perso les hypers abominables et étouffants ne me manque pas. Certain(e)s ramènent des médicaments (je n’en avais aucune idée, mettons ça sur le dos de la bonne santé chronique et de la vie dans un pays au moins aussi ‘développé’ que la France (!). Bien sur tout dépend du pays que l’on a choisi…

Je me souviens encore d’une amie turquo-allemande s’en allant gaiement visiter la capitale et me demandant:

– « Que veux-tu que je te ramène du Royaume de France? » 

Question qui m’avait surprise et à laquelle j’étais restée perplexe et avais répondu:

– « euh..rien, rien ne manque. merci! »

Cessons le cynisme ou le mauvaix foie. Il y a bien sur des choses que l’on aimerait voir plus souvent ou moins chères et le plus déterminé des exilés peut avoir un faible patriotique et/ou culturel pour un petit morceau de fromage, saucisson, baguette pays d’origine.

J’ai donc cherché à nouveau. Chez moi point de besoin de chocolat patissier, de biafine, de levure en poudre… à la limite du sirop Teisseire  etc…mais, de temps en temps un bon vieux pot de foie gras. C’est le bonheur.

Notez que ça donne aussi une merveilleuse occasion d’ancrer définitvement une partie des clichés français -arrogance snobisme et consorts-  devant ses amis d’outre Rhin lorsqu’on s’exclame vraiment malgré soi « Mais ce n’est pas du paté voyons! »

– SIC –

Pour la route et pour tous ceux qui ont un peu le mal du pays ou juste envie de manger de bons croissants, de bonnes galettes ou d’acheter des figolus (bon la je passe mon tour mais s’il y a des amateurs..) un petit cadeau 1er choix:

*Discours pré-électoral de Mme Royal venue endormir les cerveaux des français berlinois d’adoption en 2007

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