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Pot pourri du lundi

22 Mar

Photo@MademoiselleK

Je me suis un peu faite prendre par surprise par le week-end et une très chouette nouvelle qui m’envoie d’abord à Paris le prochain week-end. Express, mais haut en couleurs, direction la Provence. Branle bas de combat, organisation et tout le toutim. Comment ça je ne sais plus écrire?

  • Je me rends donc compte qu’il n’est vraiment pas facile de trouver un appart d’ami à Paris susceptible de loger 2 âmes en transit car: colloc, pas de place, pas de canap….
    Vive Berlin et le luxe de vivre pour peu cher dans un appartement qui peut accueillir plus d’un voyageur…

 

  • Une maman m’a fait part des réflexions, à mon propos, de son rejeton. Je serais stricte et reprendrais tout le temps. [Occasion pour moi d’apprendre que schimpfen – jurer- en allemand n’est pas utilisé uniquement dans le sens de proférer des insultes mais aussi de reprendre es reicht! lass es! stop etc… un môme plutôt « actif » comme ils disent…]  
    Je confirme ! Surtout si imposer des règles et s’y tenir c’est être stricte – je le suis et n’ai aucun problème avec ça!… la maman non plus d’ailleurs…ouf

 

  • La même maman m’informe le lendemain, malgré les propos de la veille, que le même rejeton lui a dit vouloir se marier avec moi. Qu’en déduit-on des besoins des petits mâles en cours de développement?!

 

  • Alors que je m’appliquais à montrer, toujours à cet enfant qui a besoin de beauuuucoup d’attention comment former les lettres de son prénom, il soupire, complètement ennuyé, et me dit « mais moi je veux pas faire ça, je veux être footballeur quand je serais grand de toutes façons! » il est perspicace quand même…

 

  • Avoir un emploi du temps modulable qui permet, entre autre, d’aller danser la salsa en pleine semaine sans avoir à se lever tôt le lendemain, c’est vraiment le pied. Et qu’est ce que c’était bien

 

  • Aux filles en marinière, boyfriend jean, cheveux flous avec bijou/fleur dedans, petite veste et 12cm de talon qui se baladent à Berlin clopin-clopant, forcément: C’est bon, sans même vous entendre parler, on sait que vous êtes fashion victim et clonées  française et pour le coup, absolument pas originale.

Sur ce j’y retourne pour une petite semaine sympathique en attendant quand même le week-end avec impatience…

Bonne semaine!

culture choc & Co

3 Déc

 

La scène s’est déroulée et se déroule encore de temps en temps à Berlin, que je travaille en open space pour une boîte e-business, dans le monde des galeries ou avec des enfants vive la diversité… , ou que je boive un café avec un(e) ami(e) allemand(e)..

En arrivant le matin gaiement ou presque:

un(e) allemand(e): Tiens bonjour, mais qu’est ce qu’il t’arrive? Tu es malade?

moi: non non, j’ai peut-être pas assez dormi je ne sais pas ça va merci!

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En entrant dans une salle pour un meeting:

un(e) allemand(e): Oh tu es malade?

Moi: non, je ne suis pas malade faut croire que j’ai vraiment une sale gueule aujourd’hui

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Pause café:

un(e) allemand(e): non?! toi aussi tu es malade?

Moi: Mais enfin, non! tout va bien qu’est ce qu’ils ont tous aujourd’hui?

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Longtemps, j’ai répondu ‘non non, pas de souci’ à l’éternelle question. La personne en face ne savait plus trop quoi dire, il y avait comme un blanc, puis chacun retournait à sa place en touillant son café dans un grand moment de solitude.

Jusqu’au jour où j’ai répondu « non je suis ne PAS malade mais à en croire le nombre de personnes qui m’ont demandé aujourd’hui, je dois vraiment avoir une sale gueule ! »

Et la collègue en face de moi de répondre « mais enfin, tu as un foulard autour du cou! »

oh!

Autant dire que tout s’est éclairé et que depuis, j’ y vais parfois en vain de ma petite private joke « non je ne suis pas malade mais cette fois je sais pourquoi tu demandes, je suis juste française » pour repartir souvent bredouille, un bide de plus à mon actif devant les yeux ronds de mes interlocuteurs, mais une petite satisfaction: celle d’avoir compris pourquoi on me demandait perpetuellement je porte très souvent quelque chose autour du cou à défaut de faire passer mon non style pour un exemple quelconque du je ne sais quoi français et aussi de ne pas avoir une si sale gueule que ça sûrement!

PSssst: Merci à Garance  pour l’autorisation d’utilisation de sa belle illustration

Avoir sans être

10 Nov

Ces derniers jours, j’ai vu deux films modasses, choses étrange étant donné pour résumer que j’ai su comment on prononce Maje il y a quelques jours, que je ne savais pas ce que signifiait Jimmy Choo avant qu’on me colle toutes ses affiches de pompes imsuppportables en pleine gueule figure et que si un inconscient venait à m’offrir un Vuitton, je le revendrais aussitôt pour me faire un petit voyage tiens pourquoi pas, des volontaires?!…

Et franchement je ne me porte pas plus mal.

Pourtant le grand méchant marketing pourrait presque avoir la peau de tout le monde, et si simplement…

Alors sans grande attente mais animée par l’ennui  une fascination curieuse pour l’absurde et le malsain  ce qui, je trouve definit assez bien le monde de la mode et du luxe, j’ai donc visionné 1: Sex and the city – 2: The September Issue ah ben oui c’est du lourd dans le léger, si on peut dire.  J’assume, il n’y a que ça à faire, d’ailleurs!

Et une espèce de nausée m’a envahie.

Je ne sais pas si c’est la pseudo morale « c’est quand même l’amour qui compte et pas le nombre de chaussures de luxes quoique pas sûr parce qu’un dressing plus grand qu’un appart parisien pour stocker toutes les sapes qu’on ne met pas c’est quand même le paradis » pffff…, apprendre que l’on peut effectivement louer des sacs de luxe pour faire illusion? pour oublier qu’on ne peut les payer? pour se fondre dans un monde ultra-superficiel et se croire heureux? aidez-moi je ne sais pas… ou que l’on peut produire un film dans le but quasi unique de faire de la pub, qui fonctionne en plus chez beaucoup trop de gens… Tristesse.

Il y a quand même une chose que j’ai trouvé sympatique facile mais sympatique, Mrs Wintour herself qui explique que ses frères et soeurs – aux métiers humains & sociaux, eux – regardent son travail en le trouvant « amusing » et sa fille qui ne veut pour rien au monde travailler dans la mode car elle le trouve trop absurde et creux.

Finalement, sont-ce uniquement ceux qui en sont le plus proche qui se rendent vraiment compte de l’hérésie et de l’illusion de tout se paraître sans même commencer à aborder le sujet des modèles anorexiques alors que presque tous les autres l’envient et s’y perdent sans même savoir pourquoi?

Prochainement, pour remonter le niveau, nous parlerons d’un humain bien qui vit, projette, inspire, partage et a bien autre chose à faire que de patienter devant les H&M le 14 Novembre…j’dis ça j’dis rien…

de l’inéptie du sac Vui++on

24 Nov

Bonjour le monde. Restons simple.

hier, je suis devenue folle. Il fallait bien que ca arrive un jour.

Bon, ça à l’air d’être passé je vous rassure – hein je vous rassure?- mais quand même.

Trop de temps sur internet vous grille sincèrement les neurones. Autrement dit : trop de blog tue le blog.

La seule chose de constructive de la journée fût de sortir, déjeuner dehors, discuter et se balader un peu dans le froid hivernal. Une fois rentrée, ce fût couette, mon ami l’ordi, thé, chaleur dedans, grisaille dehors.

Un vrai dimanche doux et sympatique.

Jusque là tout allait bien.

Malheureusement, c’est là que dans l’hécatombe blogguesque je me suis noyée.

Je suis toujours fascinée par l’abondance et la diversité de ce que l’on peut lire ici et là en voguant de pages en pages.

Et on y trouve des trésors ceci dit. Heureusement. Ces trésors sont par contre dissimulés sous des tonnes et des tonnes de merde découvertes qui me laissent perplexes.

Les blogs modasses sont une mine d’inepties, un autre monde curieux et étrange dans lequel je pénètre parfois  avec peur, non sans une certaine curiosité malsaine, il faut bien le dire.

Des filles s’affichent, le visages caché par leurs cheveux longs et nous offrent une collection de clichés – dans tous les sens du terme – de leur tenue du jour, pieds rentrés facons cruchasse modasse en détaillant où elles ont acheté quoi…Étrange non, quand y pense, vraiment, je veux dire?

Ma préféré étant celle qui se photographie habillée dans sa baignoire. Et là de me demander : MAIS POURQUOI???

Cependant, au milieu de ce bordel monde étrange, surgissant de nulle part, j’ai lu une phrase qui avait du sens:

« Un sac vuitton n’est et ne demeure jamais qu’un sac marron » (On était dans le thème modasse quand même, on allait pas trouver une analyse politique sensée . nrdl.)

Je remercie cette fille pour son éclair de lucidité qui m’a réchauffé le coeur et fait me sentir un peu moins seule dans ce monde de brutes fashion.

Sur le coup et dans l’hérésie du moment, j’ai même failli commenter en ajoutant:

« Merci. vraiment. Et je dirais même plus, cela ne reste jamais qu’un sac marron ET moche qui ne peut que servir de faire valoir pathétique, de preuve irréfutable de snobisme, de manque de goût mais surtout de caractère ».

 

Mais je me suis retenue. Et j’ai eu peur de moi, alors j’ai tout débranché et fait autre chose. ouf.

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