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un jour ailleurs, quoique

3 Jan
  • Une bonne petite soirée bien agréable pour le réveillon.
  • Un 1er janvier sous la couette à regarder des films et la neige dehors en compagnie d’un bon thé chaud.
  • Retour dans la vraie vie le 2 janvier pour une double exposition photo (dire triple serait exagéré vu le contenu/thème de la 3ème et puis on a dit retour à la vraie vie non mais!

     

    J’aime le C/O Berlin.

    Plus pompeusement nommé International Forum for Visual Dialogues. Inauguré en 2000, dans les anciens locaux de la Poste Impériale, Oranienburger Str., Mitte, il présente une quinzaine d’expositions de photographes de renommée internationale chaque année : Annie Leibovitz, Martin Parr, James Nachtwey, LaChapelle, Pierre & Gilles, Anton Corbjin, Bettina Rheims, Karl Lagerfeld, Nan Goldin etc.

    J’aime cet endroit, non seulement pour la qualité des expositions qu’il présente mais aussi pour le lieu lui même, ces murs décrépits, son vieil escalier, sa salle de sport d’antan…un des nombreux endroits berlinois qui s’improvisent musées en gardant un caractère particulier, un goût de passé nostalgique qui s’accorde avec chaque exposition à sa façon.

    En ce début d’année, c’est Don McCullin qui s’y colle avec The Impossible Peace et il ne croit pas si bien dire. Reconnu comme l’un des plus grands photographes de guerre, il se consacre aujourd’hui à l’art du paysage et de la nature morte. Comme on le comprend… L’exposition présente de nombreuses photographies de guerre mais aussi des scènes de vie Irlandaises et les fameuses photos de paysages auxquels il se dévoue désormais.
    Il y a une certaine normalité perversité à trouver ces photographies de paysages plutôt banales comparées à toutes ses photographies de violence en tout genre je trouve…

    Ses photos – une séries homogène en noir et blanc – de la haine et de la misère humaines où que ce soit – Afrique, Asie et Proche Orient – et à travers les époques, de 1958 à 2008, sont un peu les témoins tristes d’un monde qui change pas si peu. Et les questions qui agressent lors de chaque exposition de photojournalisme. Pourquoi aller voir se genre de photos? Comment peut-on faire de telles photographies? Est-ce qu’on peut en vouloir à une visiteuse qui ne peut s’empêcher de lancer un « Jesus Christ! » oui il y a beaucoup de touristes à Berlin.. à la vue d’une photo d’une certaine violence, simplement car on pense que ce que l’on voit, dans toute son atrocité, est loin d’être une surprise.
    Et après? Que faire pour changer tout ça? Marcher dans la neige et tomber en plein Hackescher Markt et son trop plein consumériste et bourgeois n’est  pas la chose à faire, croyez-moi…

    La deuxième exposition, The places we live – le site est très bien fait, je le recommande -, est un voyage au coeur des bidonvilles de Nairobi, Jakarta, Caracas et Mumbai. Entre 2005 et 2007, Jonas Bendiksen a exploré ces lieux à la rencontre des habitants, de leurs familles. Il a photographié leur maison de fortune et écouté leurs histoires. L’exposition transporte dans un dédale de petites rues illuminées de lampions et débouchant sur différentes cases. Les photographies de ces habitations sont projetées sur les murs des cases visitées tandis que leur habitants nos content leur vie. J’ai trouvé cette partie de l’exposition même si loin d’être plus optimiste très réussie, presque trop poétique pour refléter la situation de ces hommes et femmes. Mais il y avait dans leurs voix, certains témoignages et leurs rires parfois, une aspiration sans condition à la vie et à l’espoir qui impose un immense respect.

 

Une exposition essentielle dont on sort un peu sonné, triste et marqué par la rencontre d’un art vérité. Et par les centaines de questions qu’il évoque.

J’aimerais simplement détenir quelques réponses…

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PSssst:

Le C/O propose des ateliers découverte – photographie, art, design – pour enfants qui ont l’air vraiment sympatiques les ateliers, les enfants, je ne sais pas…
Le Rodéo Club malgré le nom kitsch est également un lieu hors du commun situé dans la coupole de cet ancien bâtiment

Tout ça, là:

C/O Berlin
Postfuhramt
Oranienburger Straße 35/36
10117 Berlin

Le billet de la fin

31 Déc

On y est. Les feux d’artifices improvisés raisonnent déjà dans les rues, un peu étouffés par la neige qui a bien recouvert la ville…

Un plan élaboré hier dans les moindres détails en 3 min. Un repas tranquille qui a bien failli tomber à l’eau et se transformer en pizza surgelée pour 4 pour cause de fermeture des halles à 14h quand on se pointe à 13h45 c’est sport.

2009, c’est vraiment déjà terminé?

Aucune résolution mais quel bilan…

Niveau mondialesque:
Un petit feu d’artifices  pour l’occasion symbole parmi tant d’autres hautement déprimant de l’absurdité et l’hérésie totale du monde dans lequel on vit politique, écologie, humain you name it et de la décenie passée et à venir si rien ne change et c’est mal parti.
S’il vous arrive de vomir sans réelle cause en cette saint Sylvestre, en voici une ne me remerciez pas c’est de bon cœur

Niveau nombrilesque:
pour faire dans le moins glauque on va dire…5 ans révolus et heureux à Berlin – Plus de job inutile et  dénué de sens bon plus de job tout court mais plus pour longtemps – une voie trouvée, à presque 30 piges c’est pas si mal non? – un grand projet de ceux qui changent vraiment la vie – un voyage magnifique à Cuba – 2 virées en France – Des tonnes de photos – des tonnes de films – un peu moins de bouquins dommage – une télé et pas mal d’autres choses inutiles supprimées dont un compte twitter tiens…que sais-je encore…

Finalement, si je ne regarde que mon propre nombril, 2010 s’annonce comme 2009 s’est déroulée, plutôt pas mal…et je vous en souhaite au moins autant!

Kurz und schmerzlos*

23 Déc

Par ici aucun stress ni burn out niveau préparation des fêtes. Pas de tenue à paillettes ni de chaussures à acheter pour ne mettre qu’une fois j’dis ça j’dis rien. Point de liste de cadeaux souhaités, ni sapin ni de vrai raison de fêter Noël un seul enfant, nièce de 7 mois à peine, et absolument aucune croyance religieuse

Noël va passer, sympathiquement, autour d’un bon repas plutôt en petit comité, peut-être même sous la neige, sans trop plein ni over consommation. Sûrement comme le réveillon du 31 d’ailleurs encore faudrait-il avoir un plan.

Quelque part c’est étrange et décalé ni forcément comme on le souhaiterait au sein de sa propre famille complètement réunie dans le meilleur des mondes par exemple mais j’aime cette simplicité.

Je vous souhaite le Noël que vous espérez…

PSsst:
*
bref et sans douleur

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